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INRS : Salarié(e)s en bonne santé, enfants bien gardés (Garde individuelle d'enfants de 0 à 6 ans)

Crèches collectives ou familiales, jardins d'enfants, gardes d'enfant à domicile... Afin de répondre au mieux aux attentes et aux besoins des familles, les structures et les modes d'accueil des jeunes enfants ont connu un développement important. Le secteur de la petite enfance recouvre aujourd'hui une large variété de métiers et d'organisations.
Malgré la diversité de leurs postes, de leurs statuts ou de leurs lieux d'exercice, les travailleurs chargés de l'accueil des enfants partagent de nombreux points communs, notamment une forte exposition à certains risques professionnels.

La France figure parmi les premiers pays européens en matière de natalité. 822 000 nouvelles naissances ont été enregistrées en 2012. Au premier janvier 2013, la France comptait 4,8 millions d'enfants de moins de 6 ans dont 2,4 millions âgés de moins de 3 ans. L'évolution démographique récente s'est accompagnée d'un développement important des métiers de la petite enfance. Les assistant(e)s maternel(le)s représentent la grande majorité des salariés du secteur. En 2011, on en recensait près de 450 000, dont 310 000 sont directement employées par les parents. Le secteur comprend aujourd'hui quelques 11 600 établissements d'accueil (crèches collectives, haltes garderies, jardins
d'enfants...) répartis sur l'ensemble du territoire.

Des risques variés

Dans leur pratique quotidienne, les salariés peuvent être exposés à des risques professionnels multiples et variés. Le fait de lever, de porter, de coucher, d'aider à marcher ou encore de faire manger les enfants nécessite des efforts importants et des postures contraignantes. Cette charge physique sollicite particulièrement le dos des travailleurs. En 2012, les douleurs lombaires liées à la manutention de charges lourdes représentaient près de 95 % des maladies professionnelles reconnues. La même année, 3 700 accidents du travail ont été recensés. Il s'agit majoritairement de chutes de plain pied (32 %), le plus souvent une glissade ou un trébuchement contre un objet (jouet, fil électrique, tapis...). Les accidents de trajet constituent une autre cause importante de sinistralité. 732 accidents ont été signalés en 2012, dont
2 mortels. Les salariés sont aussi exposés à d'autres risques :
contamination par des bactéries ou des virus transmis par les enfants, exposition au bruit (cris) dans les structures d'accueil collectif, coupure ou brûlure lors de la préparation des repas, manipulation de produits chimiques dangereux (produits d'entretien), utilisation d'appareils électriques défectueux... La pression exercée par les parents voire les relations conflictuelles avec certains d'entre eux peuvent également être sources de difficultés, particulièrement pour les travailleurs « isolés ». La prise en charge d'enfants impose enfin une grande responsabilité ainsi qu'une patience et une vigilance qui peuvent se traduire par une charge mentale importante susceptible d'engendrer du stress.

Des mesures de prévention

De nombreuses mesures permettent cependant de prévenir les risques. Il est par exemple souhaitable que les lieux d'accueil soient configurés pour permettre aux travailleurs de surveiller les enfants en permanence, ceci afin d'anticiper aux mieux les incidents susceptibles de survenir et d'éviter d'avoir à intervenir en urgence ou dans la précipitation.
Certains ajustements dans l'organisation du travail peuvent contribuer à réduire sensiblement les risques de chute ou de glissade : ranger les jouets au fur et à mesure des activités, essuyer le sol dès qu'il est humide ou sali... Grâce à des aides techniques, il est également possible de diminuer les efforts physiques liés au fait de porter les enfants : marchepieds pour accéder aux lavabos ou aux toilettes, chaises hautes ou équipées de rehausseur pour la prise des repas, lits et tables à langer ajustables en hauteur… La prévention des risques de lombalgie et de troubles musculosquelettiques passe également par des actions de formation. L'INRS a notamment conçu une formation à la prévention des risques liés à l'activité physique (PRAP) spécifiquement destinée aux métiers de la petite enfance. Cette formation est aujourd'hui dispensée par de nombreux organismes (lien). Elle permet aux salariés de s'adapter à tout environnement de travail pour se préserver et garantir la sécurité et le bien-être de l'enfant.

Rompre l'isolement des salariés

Sous l'impulsion des associations et des organismes publics, la prévention des risques professionnels a progressé dans le secteur des métiers de la petite enfance. Dans les établissements, l'encadrement et les salariés sont à présent mieux sensibilisés à la problématique. Le bilan est plus contrasté parmi les travailleurs qui ne sont pas rattachés à des structures d'accueil collectif. L'isolement des salariés exerçant à domicile a longtemps constitué un obstacle important. Mais il existe aujourd'hui des structures permettant à ces travailleurs de se réunir pour échanger sur leur métier, partager leurs expériences mais également les bonnes pratiques de prévention. Les relais assistants maternels (RAM), parentaux (RAP), ou mixtes (RAMAP) dépendant des mairies, ou encore les associations d'assistantes maternelles, jouent ainsi un rôle essentiel dans la diffusion de la culture de prévention.
Un autre levier d'amélioration tient à l'évolution de la culture métier.
A l'image de ce que l'on peut observer dans les autres secteurs du soin à la personne, les professionnels de la petite enfance tendent souvent à « s'oublier », à négliger leur bien-être et à considérer celui des enfants ainsi que le service rendu aux familles comme leur unique priorité. Mais les mentalités évoluent. Et les professionnels, de plus en plus nombreux, réalisent que pour bien prendre soin des autres, il faut savoir prendre soin de soi.

Nicole

Auteur: Nicole

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